Mon post-partum ou ma désillusion de la maternité

Lors de notre préparation à l’accouchement avec Papaboussole, nous avions fait une remarque très simple : on nous prépare à l’accouchement, mais pas vraiment au post-partum.

Comme si l’accouchement était la fin de l’histoire.

Alors que, franchement, ce n’est que le début. Et pas n’importe quel début.

Ici, je raconte mon post-partum comme je l’ai vécu : sans fard, sans filtre et loin de l’image douce, lumineuse et parfaitement maîtrisée que l’on peut parfois nous vendre. La fatigue extrême, les pleurs que je ne supportais plus, le corps qui ne m’appartenait plus vraiment, la rééducation périnéale que je n’arrivais pas à suivre, la culpabilité, l’allaitement, la charge mentale et cette désillusion immense face à une maternité qui ne ressemblait pas du tout à celle que j’avais imaginée.

Je ne raconte pas cela pour dire que le post-partum est forcément horrible. Je raconte ma réalité : une période de grande vulnérabilité, dans laquelle je me suis parfois sentie seule, dépassée, « mauvaise mère » et incapable de profiter de ce que tout le monde semblait décrire comme le plus beau moment de sa vie.

Si tu vis quelque chose de difficile, si tu ne reconnais pas ton corps, si les pleurs de ton bébé te mettent à bout, si tu culpabilises de ne pas aimer chaque instant ou si tu as simplement l’impression que tout le monde y arrive sauf toi : tu n’es pas seule.

Cette rubrique s’inscrit dans mes chroniques, des écrits de ma propre vie de maman de la grossesse au post-partum en passant par l’accouchement.

Mes chroniques post-partum

👉 Ma rééducation périnéale : mission échouée ?

👉 Au secours, je ne supporte pas les pleurs !

👉 Moi, maman égoïste ? Oui et je l’assume !

👉 « L’allaitement est la meilleure alimentation pour votre bébé » : d’accord, mais on n’oublie pas une personne majeure ?

Un mot important

Ces récits sont des témoignages personnels. Ils ne remplacent pas un suivi médical, gynécologique, une sage-femme, un soutien psychologique ou psychiatrique.

Si tu te sens en détresse, que tu as peur de ce que tu pourrais faire, que tu as des pensées noires ou que tu n’arrives plus à tenir, parle-en immédiatement à une personne de confiance ou à un professionnel de santé. En Suisse, en cas d’urgence médicale ou de danger immédiat, appelle le 144 ou rends-toi aux urgences.