Bienvenue dans mon journal intime.
Ici, je vais te raconter l’un des moments les plus bouleversants de ma vie de mère. L’accouchement est souvent présenté comme le plus beau jour d’une vie. Pour moi, il a aussi été l’un des pires.
Je n’écris pas cela pour faire peur. Je l’écris parce qu’on parle beaucoup de la naissance comme d’un moment magique, puissant, merveilleux, mais beaucoup moins de ce qui se passe quand on a peur, quand on souffre, quand on ne comprend plus ce qui arrive à son corps, ou quand on sort de la maternité avec une cicatrice qui ne se limite pas à la peau.
Dans ces chroniques, je pose les mots sur mon déclenchement, mon accouchement, mon passage au bloc opératoire, ma déchirure de grade 3C et tout ce qui a suivi dans ma tête. La douleur, le choc, la colère, la peur de mourir, le sentiment d’être dépossédée de mon propre corps… et cette impression étrange que l’on devrait être heureuse parce qu’un bébé est là, même quand soi-même, on est encore en train d’essayer de survivre.
Je ne prétends pas raconter l’expérience de toutes les femmes. C’est mon histoire, avec mes émotions, mes souvenirs et mes mots. Mais si tu as vécu quelque chose de difficile, si ton accouchement ne ressemble pas au récit que l’on t’avait vendu, si tu ne te sens pas reconnaissante, rayonnante ou immédiatement heureuse : tu n’es pas seule.
Cette rubrique s’inscrit dans mes chroniques, des écrits de ma propre vie de maman de la grossesse au post-partum en passant par l’accouchement.
Mon récit d’accouchement
👉 Mon déclenchement : entre béatitude et douleurs atroces
👉 Mon accouchement : « Faites sortir Patachou ! »
👉 Déchirée & bloc opératoire : dans la tête de Mamanboussole…
👉 Ma déchirure de grade 3C : honteuse, douloureuse et pourtant réelle
Un mot important
Ces articles sont des témoignages personnels. Ils ne remplacent pas un avis médical, un suivi gynécologique, une sage-femme, un soutien psychologique ou une prise en charge spécialisée après un accouchement difficile.
Si ce que tu lis réveille quelque chose de lourd, si tu souffres encore physiquement, si tu as des souvenirs envahissants, des crises d’angoisse ou l’impression de ne pas réussir à avancer, tu as le droit de demander de l’aide. Tu n’as pas besoin d’attendre que cela devienne insupportable pour en parler.
