Comment choisir son siège auto bébé en Suisse ? : Sécurange & TCS 🚗

Choisir un siège auto pour bébé, c’est un peu la jungle : Isofix, i-Size, siège pivotant, dos à la route, crash-tests… Et surtout, un siège homologué n’est pas forcément celui qui obtient les meilleurs résultats aux tests indépendants.

Lors de mes recherches pour le prochain siège auto pour Patachou, j’ai découvert Sécurange, un site indépendant entièrement consacré à la sécurité des enfants en voiture. Et clairement : c’est une ressource que j’aurais aimé connaître avant d’acheter notre premier siège auto !

Et après plusieurs mois d’utilisation de notre propre siège auto, j’ajouterais un conseil essentiel : ne choisis pas seulement un bon siège, choisis un bon siège pour ta voiture !

Je t’explique ce que j’y ai appris et comment je m’y prendrais aujourd’hui.

Sécurange : la ressource pour bien choisir son siège auto 🧐

Créé en 2013, Sécurange est un site indépendant spécialisé dans la sécurité des enfants en voiture.

On y trouve énormément d’informations pour comprendre les différents types de sièges, le dos à la route, les normes ou encore les crash-tests.

Mais ce que je trouve surtout pratique, c’est leur sélection de sièges auto recommandés.

👉 Voir la sélection Sécurange

Personnellement, je trouve le site particulièrement accessible : on peut partir de l’âge et de la taille de son enfant et comprendre assez rapidement vers quel type de siège se diriger.

Et surtout, Sécurange s’appuie notamment sur les résultats de crash-tests indépendants, dont ceux réalisés conjointement par plusieurs clubs automobiles européens, parmi lesquels le TCS suisse.

🇨🇭 Et en Suisse ? Il y a aussi le TCS !

C’est quelque chose que j’ai découvert en rédigeant cet article : le TCS teste lui aussi les sièges auto pour enfants.

Et leurs tests vont plus loin que les exigences nécessaires à l’homologation : sécurité lors des crash-tests, facilité d’utilisation, ergonomie ou encore substances indésirables sont notamment évaluées.

Je trouve personnellement Sécurange plus facile à parcourir lorsqu’on part de zéro, mais le TCS constitue une excellente ressource complémentaire, particulièrement pertinente pour nous en Suisse.

⚠️ Les rappels de sièges auto ! ⚠️

Autre découverte en parcourant le site du TCS : il existe une liste des rappels concernant les sièges pour enfants.

Et ça vaut vraiment la peine d’y jeter un œil, même après ton achat ! Notre propre marque, Joie, apparaît d’ailleurs parmi les fabricants faisant l’objet d’un rappel, ce qui m’a évidemment fait vérifier immédiatement si notre modèle était concerné. 😅

👉 Consulter directement la liste des rappels de sièges pour enfants (accessible sur la page d’accueil du TCS, dans la rubrique « Informations pour les consommateurs »)

💡 Les deux choses que j’ai apprises grâce à Sécurange 💡

Siège auto évolutif jusqu’à 10 ou 12 ans : une bonne idée ?

C’est probablement l’information de Sécurange qui m’a le plus surprise.

Sur le papier, acheter un seul siège qui accompagne son enfant de bébé jusqu’à 10 ou 12 ans, ça paraît génial : moins d’achats, moins de dépenses et moins de casse-tête. Et honnêtement, j’aurais fait ce choix si je n’avais pas eu la chance de tomber sur leur site !

Pourtant, Sécurange met en garde contre ces sièges multifonctions, qui doivent assurer des fonctions très différentes au fur et à mesure que l’enfant grandit.

Un nourrisson installé dans une coque, un petit enfant maintenu par un harnais et un grand enfant utilisant la ceinture de sécurité n’ont tout simplement pas les mêmes besoins.

Sécurange conseille plutôt de raisonner en trois grandes étapes :

👶 Une coque/cosy adaptée au nourrisson
🧒 Un siège de 2e âge, idéalement dos à la route le plus longtemps possible
👧 Puis un rehausseur avec dossier lorsque l’enfant est suffisamment grand.

Et ce n’est pas uniquement la position de Sécurange : le TCS souligne lui aussi que les sièges couvrant une très grande plage d’âges sont souvent un compromis, notamment en matière de protection et de facilité d’utilisation.

Ça ne veut pas dire qu’un siège est mauvais simplement parce qu’il peut être utilisé longtemps : le problème est surtout de vouloir faire remplir à un même siège plusieurs fonctions de sécurité très différentes.

Siège auto dos à la route : pourquoi le privilégier le plus longtemps possible ?

L’autre information importante que j’ai retenue, c’est qu’il vaut mieux installer son enfant dos à la route le plus longtemps possible, idéalement jusqu’à 4 ans lorsque le siège le permet et en respectant toujours les recommandations du fabricant.

Avant 4 à 5 ans, la tête de l’enfant est proportionnellement beaucoup plus lourde que celle d’un adulte, tandis que son cou et sa colonne vertébrale sont encore en développement. En cas de choc frontal, le siège dos à la route répartit les forces sur l’ensemble du dos et protège ainsi mieux la tête, le cou et la colonne vertébrale.

Selon Sécurange, à 50 km/h, un enfant installé face à la route peut subir de très fortes tensions au niveau des cervicales. Le risque de blessures graves serait alors nettement plus élevé que lorsqu’il voyage dos à la route. Cette position permettrait également de réduire considérablement les risques de traumatisme crânien et les tensions exercées sur le cou.

Notre expérience avec le Joie i-Level Pro Signature

Pour notre fille, nous avions choisi à la naissance le Joie i-Level Pro Signature avec sa base pivotante base i-size Encore.

Et maintenant qu’elle grandit, nous allons « bientôt » devoir nous pencher sur la question du siège suivant.

Cette fois, je sais déjà que je vais commencer mes recherches autrement : je vais d’abord regarder quel type de siège correspond à cette nouvelle étape, plutôt que chercher directement un modèle censé nous accompagner jusqu’à ses 10 ou 12 ans.

Et je vais surtout utiliser Sécurange et les résultats du TCS pour faire ma présélection.

Notre avis mitigé sur la base pivotante i-Base Encore 😅

Si tu as lu notre budget complet pour l’arrivée de bébé, tu sais déjà que notre base i-Base Encore ne m’a pas totalement convaincue.

Le système pivotant est très séduisant sur le papier, mais nous trouvons parfois pénible d’enclencher le cosy dans la base.

Et surtout : elle prend énormément de place dans notre voiture !

Le siège passager doit être tellement avancé que je ne peux quasiment plus m’y installer confortablement. D’ailleurs je m’assois presque exclusivement à l’arrière à côté de Patachou.

C’est une erreur que je ne referai pas pour notre prochain siège. Je pense même que nous passerons pour une autre marque, même si nous avions investi de l’argent dans cette base et ce siège …

Le TCS recommande justement d’essayer le siège avec son enfant dans son propre véhicule avant de l’acheter. Je comprends pourquoi !

💡 Au fait, « i-Size », ça veut dire quoi ? 💡

Petite parenthèse parce que je me suis moi-même fait avoir ! 😅

Notre base étant vendue sous le nom Joie i-Base Encore i-Size, je pensais tout simplement que « i-Size » faisait partie du nom du produit.

En réalité, i-Size est une appellation liée à la réglementation R129 sur les sièges auto, qui a progressivement remplacé l’ancienne réglementation R44.

Donc si tu vois « i-Size » sur un siège auto, ce n’est ni une marque, ni une gamme, ni une indication disant que ce siège est meilleur qu’un autre.

Et c’est typiquement le genre de petite chose que j’ai commencé à comprendre en me plongeant dans Sécurange !