Avant tout, la question qui nous hante tous à 3h du matin : quand est-ce vraiment une urgence ? Faut-il foncer aux urgences pour cette fièvre qui grimpe ? Pour cette éruption cutanée suspecte ? Ou bien attendre le cabinet du pédiatre demain matin est-il tout à fait acceptable ? Entre l’instinct qui nous pousse à agir et la peur de passer pour “la maman surprotectrice”, on se sent souvent démunies.
🧭 Recommandation livresque de mamanboussole (vintage à 25 ans ?) 🧭
Parce que suivre des formations de premiers secours est une chose, mais que notre mémoire, surtout en état de fatigue, n’est pas infaillible, nous avons besoin de consignes claires, sous la main. Rédigé par un médecin, ce livre traite nos petits tracas avec un humour et une dédramatisation qui font un bien fou à nous, petits parents inexpérimentés.

Pourquoi ce livre ? Parce qu’il vous apprend à observer, à trier l’anodin de l’urgent et, surtout, à ne pas paniquer pour rien. C’est le genre d’ouvrage qu’on a envie d’avoir sur sa table de chevet, juste à côté du biberon.
🚨 Les numéros indispensables à enregistrer 🚨
Numéro d’urgences :
- 144 : Urgences médicales
- 145 : Tox Info Suisse (il y’a également une application)
- 117 : Police
- 118 : Pompiers
- 112 : Numéro d’urgence européen (valable partout en Suisse également).
Autres numéros :
- Votre pédiatre
- La hotline pédiatrique : 0848 134 134 (Parce que votre bébé ne sera jamais malade pendant les heures d’ouverture de votre pédiatre, ça je vous le garantis, on dirait le sport national de Patachou).
Mamanboussole se prépare à la panique
🧭 Anecdote de mamanboussole (on adore, on aime, c’est notre guilty pleasure) 🧭
J’ai environ 10 ans, et j’ai une gastro terrible. Cela fait quelques jours que je n’ai ni mangé ni bu, ou plutôt, je vomis absolument tout. Mon père nous garde, ma petite sœur de 8 ans et moi.
À un moment, je tente de me lever du canapé. Soudain, le trou noir : je ne vois plus rien. Mauvais réflexe : au lieu de me rasseoir, je continue à marcher à l’aveugle, je m’accroche à la vie, je me prends les murs… et je finis par m’écrouler, inconsciente, dans la pièce attenante.
Mon père ? Si tu lui demandes aujourd’hui, il te dira que c’est l’un des pires moments de sa vie.
Je m’étais effondrée comme une poupée de chiffon dans ses bras. Sur le coup, il a cru que j’étais morte. Il s’est retrouvé totalement paralysé, incapable de faire le moindre geste.
Et vous savez quoi ? C’est ma petite sœur de 8 ans qui a réagit et à appeler les urgences.
Pour éviter de revivre la paralysie que mon père a connue lors de mon enfance, j’ai décidé d’anticiper. On ne peut pas contrôler la panique, mais on peut grandement faciliter les réflexes de survie.
Voici notre plan de bataille familial pour être prêts :
1. Se former (le point de départ indispensable) ⛑️
Bon déjà, pour se préparer, il faut connaître les gestes de premiers secours. Nous avons suivi un atelier de la croix rouge spécifiques aux jeunes enfants et je ne peux que t’encourager à faire de même.
2. Rendre les numéros d’urgence inratables 📱
- Sur nos téléphones : Nous avons enregistré tous les numéros essentiels directement sur nos natels.
- Dans la maison : Nous les avons également affichés en évidence sur le frigo. Pourquoi ? Parce que le moment venu, sous le coup de l’émotion, il est fort possible que je perde mes moyens et que j’oublie même qu’ils sont dans mes contacts.
3. Transmettre le relais à Patachou 👧
Dès que ma Patachou sera en âge de comprendre, je lui apprendrai les numéros d’urgence et la manière de les composer. Je ne sais pas si elle aura ce sang-froid salvateur (que ce soit par candeur, par inconscience ou par pure force) ni si elle aura le bon réflexe, mais je veux lui donner toutes les clés pour que ce soit le cas.
4. Briefer la famille (les grands-parents) 👵👨🦳
Lorsque je confie Patachou à ses grands-parents, je m’assure systématiquement qu’ils soient au clair sur l’essentiel :
- Maîtriser les gestes de secours de base.
- Savoir exactement où se trouve notre trousse de premiers secours.
- Avoir sous les yeux la liste des numéros (urgences, pédiatre, hotline médicale).
🧭 Mon cri du cœur : « Un jour, je sauverai la vie de ma Patachou » 🧭
Tu sens au fond de toi que ça ne va pas ? : Vas-y, appelle.
Ça ne te satisfait pas ? : Va aux urgences.
Pour des “broutilles“, nous avons fini maintes fois aux urgences, mais parce que potentiellement, ça peut ne pas en être. Et tu sais quoi ? On nous a toujours dit :
« Si c’était mon enfant, je serais également venue. » 👩⚕️
Tu as peur d’encombrer ? : Je préfère mille fois y aller pour rien qu’une seule fois ne pas y aller et risquer la vie de ma Patachou. Ce ne sont pas les médecins qui pleureront la perte de votre enfant, mais toi. C’est toi qui vous t’en voudras.
Écoute-toi !
Le nombre de témoignages (coucou Bliss, La Maison des maternelles, La Matrescence, …) de mamans qui ont sauvé la vie de leurs enfants grâce à leur instinct est immense et ont insisté auprès du personnel médical.
Insiste si les réponses ne te conviennent pas.
Oui, ce sujet me touche profondément. Il me touche parce que je l’ai vécu. Pas avec un bébé humain, pas avec Patachou, bon dieu non… mais avec mon premier bébé à 4 pattes. Ce jour-là, je n’ai pas insisté par peur de déranger. Et ce bébé poilu est mort.
🤍 Ma promesse de maman : Je m’en veux terriblement, mais je me suis promis que cette perte m’apprendrait à ne plus jamais me laisser faire. À me faire confiance. À être proactive.
Peut-être que cette fois-là, il n’était pas nécessaire d’aller consulter, mais je le sais au plus profond de moi :
“Un jour, je sauverai la vie de ma Patachou”
