Les chroniques de Mamanboussole

Mon post-partum ou ma désillusion de la maternité

Le corps, les pleurs, la culpabilité, l’allaitement et la santé mentale : mon post-partum, sans fard et sans filtre.

Lors de notre préparation à l’accouchement avec Papaboussole, nous avions fait une remarque très simple : on nous prépare à l’accouchement, mais pas vraiment au post-partum.

Comme si l’accouchement était la fin de l’histoire.

Alors que, franchement, ce n’est que le début. Et pas n’importe quel début.

Ici, je raconte mon post-partum comme je l’ai vécu : sans fard, sans filtre et loin de l’image douce, lumineuse et parfaitement maîtrisée que l’on peut parfois nous vendre.

La fatigue extrême, les pleurs que je ne supportais plus, le corps qui ne m’appartenait plus vraiment, la rééducation périnéale que je n’arrivais pas à suivre, la culpabilité, l’allaitement, la charge mentale et cette désillusion immense face à une maternité qui ne ressemblait pas du tout à celle que j’avais imaginée.

Je ne raconte pas cela pour dire que le post-partum est forcément horrible. Je raconte ma réalité : une période de grande vulnérabilité, dans laquelle je me suis parfois sentie seule, dépassée, « mauvaise mère » et incapable de profiter de ce que tout le monde semblait décrire comme le plus beau moment de sa vie.

Si tu vis quelque chose de difficile, si tu ne reconnais pas ton corps, si les pleurs de ton bébé te mettent à bout, si tu culpabilises de ne pas aimer chaque instant ou si tu as simplement l’impression que tout le monde y arrive sauf toi : tu n’es pas seule.

Par Mamanboussole · Article publié le · Mis à jour le .