Le quotidien avec bébé
Biberons et organisation : nos achats utiles, nos regrets et notre quotidien
Entre les biberons, les tétines, les accessoires et l’organisation des repas, voici ce qui nous a vraiment servi, ce que je regrette et comment nous avons simplifié notre quotidien.
Mes grandes questions du début étaient surtout : combien de biberons faut-il ? Quelles tailles de biberons prendre ? Et pour quelles tétines ?
Mes grandes questions du début étaient surtout :
- Combien de biberons faut-il ?
- Quelles tailles de biberons prendre ?
- Et pour quelles tétines ?
📏 Le nombre et les tailles de biberons
Au départ, je me suis basée sur les recommandations de la marque Bimbosan. Avec le recul, ce n’était pas forcément pertinent, car les quantités recommandées ne sont pas toujours adaptées à la taille réelle de l’estomac de ton bébé d’après Mon bébé pleure beaucoup.
Voici concrètement ce que j’ai testé :
- 130 mL : Idéal pour le tout début (celui offert dans le coffret Letsfamily).
- 160 mL : Très utile pour les premières semaines.
- 260 mL : La taille standard qui sert le plus longtemps.
- 320 mL : ❌ Mon regret d’achat : trop grand et totalement inutile pour ma part.
Voici combien de biberons nous avons :
| 130 mL | 160 mL | 260 mL | 320 mL |
| 1 | 4 | 2 | 2 |
👅 Les tétines de biberons
Il y a 4 tailles de tétines chez MAM : la tétine 0 (0 mois), la tétine 1 (0+), la tétine 2 (2+), la tétine 3 (4+)… Bref, tu as compris l’idée. Sache que Patachou a 7 mois et qu’elle ne prend toujours que des tétines 1 et 2 !
| Tétine 0 (0 mois) | Tétine 1 (0+ mois) | Tétine 2 (2+ mois) | Tétine 2 (4+ mois) |
| 2 | 2 | 4 | 4 |
⚠️ Le conseil de Mamanboussole : halte aux achats hâtifs ! ⚠️
J’ai fait l’erreur d’acheter en prévoyance. Surtout, ne faites pas ça ! Tu risques d’acheter des accessoires inutiles ou pas adaptés. De mon côté, j’ai acheté la taille 4+ (tétine 3) inutilement, car elle n’arrive pas du tout à gérer ce débit. Il en est de même pour les biberons de 320 mL.
Rappèle-toi aussi que les tétines de base sont déjà fournies quand on achète les biberons MAM.
🔄 Notre expérience avec Lansinoh
Patachou a eu des problèmes de régurgitation et surtout de succion. Elle prenait « mal » la tétine et avalait beaucoup d’air. On a donc voulu tester la marque Lansinoh, dont les tétines ressemblent plus à la forme du mamelon. Nous les avons choisies en plastique également.
- Le coût : 17 CHF pour les 2 biberons.
- Mon avis : J’ai trouvé que ces biberons faisaient plus « qualitatifs » en termes d’épaisseur et que la forme de la tétine semblait plus travaillée.
Le résultat ? Au début, Patachou a eu du mal à prendre leur tétine, puis elle a fini par y arriver. Et bizarrement, cette transition l’a grandement aidée à comprendre comment prendre correctement sa tétine habituelle, celle de MAM, par la suite !
🛠️ Mes astuces pour se simplifier la vie au quotidien
La biberonnerie : nos achats
L’univers des biberons… Entre le nombre de marques, les technologies différentes (anti-reflux, anti-coliques), les tétines qui évoluent au fil des mois, et j’en passe… On est très vite perdu.
Pour Mamanboussole, le choix a finalement été simple : j’avais reçu un biberon offert dans une boîte Letsfamily. Ma marraine avait utilisé exactement les mêmes pour ses enfants dix ans auparavant, ils les avaient très bien acceptés et cela avait bien diminué leurs régurgitations. C’était adopté !
🍼 De 0 à 3 mois : l’ère du Babybrezza
Pour faciliter la digestion de bébé, un biberon chauffé à 40°C semblerait idéal. C’est pourquoi j’ai rapidement souhaité investir dans un chauffe-biberon. Enceinte, j’avais repéré LE chauffe-biberon de compétition, mais je m’étais dit : « Non, c’est un gadget et c’est hyper cher. » Sauf qu’une fois crevée en post-partum, la réalité m’a rattrapée.
Le plus pénible la nuit, ce n’est pas de faire chauffer l’eau, c’est de gérer la poudre. Ça n’en a pas l’air comme ça, mais verser l’eau dans le biberon est bien plus simple que de doser la poudre : entre plonger sa main dans le paquet, compter le bon nombre de mesurettes (sans s’emmêler les pinceaux à cause de la fatigue) et viser correctement le goulot… On en met souvent à côté, et on ne sait jamais combien est tombé dans le biberon et combien sur le plan de travail …
Complètement épuisée, j’ai craqué et j’ai acheté la Formula Pro de Babybrezza.. Qu’on soit clair : à 250 CHF, c’est un très, très gros investissement.
👍 Les points positifs :
- Un indispensable la nuit : Les premiers mois, pour nous, c’était le Saint-Graal. En deux secondes, on appuie sur un bouton, l’eau chauffe (et reste à température).
- Gain de temps absolu : La machine est configurée selon la marque de ton lait infantile. Elle dose, assemble et distribue le biberon prêt à boire en un clin d’œil. Même pas besoin de le secouer !
👎 Les points négatifs :
- Le risque de sous-dosage : Avec l’humidité de la vapeur d’eau, la poudre a tendance à coaguler dans l’entonnoir et ne tombe pas entièrement. Prudence donc si ton bébé a un grand besoin de prendre du poids : moins de poudre rend le biberon moins calorique…
- L’entretien ultra-fréquent : Tous les 5 biberons, la machine se bloque. Il faut obligatoirement désassembler une petite pièce pour la laver et la sécher.
- Le drame du détartrage : Après 3 mois, j’ai voulu la détartrer au vinaigre en suivant les consignes à la lettre. Impossible d’enlever le goût du vinaigre, même après des dizaines de rinçages. Résultat : on ne l’a plus jamais utilisée…
💡 Mon bilan global du Babybrezza 💡
Je ne vais pas mentir : le côté « j’appuie sur un bouton et le biberon sort déjà mélangé », c’était drôlement chouette. En plein post-partum, c’était mon petit plaisir de maman fatiguée pendant la nuit!
Cependant, avec l’expérience, on aurait très bien pu acheter un « bête » chauffe-biberon classique et préparer nos doses de poudre en avance comme je te l’explique juste en dessous.
🧠 À partir de 3 mois : l’art de l’organisation
Après l’abandon de la machine, nous n’avons pas racheté d’autre chauffe-biberon. Pourquoi ? Tout simplement parce que Patachou tolérait très bien le lait à température ambiante.
De plus, avec l’arrivée du printemps et des températures légèrement plus élevées dans la maison, la poudre se dissolvait beaucoup plus facilement dans l’eau, sans avoir besoin de secouer le biberon pendant des plombes.
💡 L’organisation ultime de Mamanboussole 💡
Les biberons en rang d’oignons
Nous préparons désormais à l’avance tous les biberons de poudre pour la journée (soit la veille au soir, soit le matin même) dans les petits contenants transparents reçus à la maternité.
On aligne en rang d’oignon tous les biberons de la journée sur le plan de travail, avec leur petit contenant de poudre juste devant. Au moment du repas : on verse l’eau, on ajoute la poudre pré-dosée, on secoue, et c’est prêt en 10 secondes chrono. Plus de prise de tête ou d’erreur de comptage quand bébé hurle de faim !
Anticiper la faim vorace de Patachou le matin
Pour le biberon du matin, je prépare également l’eau la veille au soir. Comme Patachou se réveille affamée après 12 heures de sommeil, son premier repas est prêt en un temps record.
La petite anecdote de cuisine
Mon mari préfère peser la poudre au gramme près sur la balance de cuisine ! De mon côté, j’ai vérifié ma technique : avec une cuillère rase, on tombe exactement sur le même grammage.
🛠️ Les achats supplémentaires (potentiellement) utiles
🛒 L’égouttoir à biberons : environ 20 CHF
Moi qui pensais que c’était un indispensable absolu… En réalité, avec les biberons MAM (qui se démontent entièrement pour être lavés et séchés facilement), c’est totalement inutile.
En revanche, pour des biberons classiques qui ne se désassemblent pas par le bas (comme les Lansinoh ou ceux de la maternité), cela peut aider à sécher correctement ou plus rapidement l’intérieur du corps du biberon.
Nous avions acheté notre grille d’égouttage sur Galaxus pour 20 CHF. Le rapport qualité-prix est correct, surtout quand on voit certains modèles concurrents monstrueusement chers…
🧸 Le coussin d’allaitement : environ 40 €
Nous avons trouvé indispensable d’avoir malgré tout un coussin d’allaitement sous la main, même pour donner le biberon. Au début, les bébés sont tellement petits et n’ont aucun tonus que l’on doit les soutenir à bout de bras pendant qu’ils boivent. Le coussin permet de se positionner correctement et bien plus confortablement.
J’ai trouvé ce coussin sur Amazon (fabriqué en Italie). Si tu n’en as pas et que tu veux éviter cette dépense, de simples coussins rectangulaires que vous possédez déjà à la maison feront parfaitement l’affaire !
Au final, donner le biberon : est-ce vraiment se simplifier la vie ?
Comme pour tout, il y a des avantages et des inconvénients. Voici le bilan très personnel de Mamanboussole :
| 👍 Les points positifs | 👎 Les points négatifs |
| Le relais et le repos : Pouvoir passer le relais pour dormir plus de 3 heures d’affilée et enfin récupérer un peu d’énergie. | Le prix : On l’a vu, cela représente un budget mensuel non négligeable, sans compter l’achat des accessoires. |
| L’indépendance et la liberté : Ne pas se sentir comme un « garde-manger sur pattes » en permanence. Partir une journée se fait sans torture d’esprit. | La charge mentale et l’anticipation : Il faut constamment calculer le bon nombre de biberons à emporter et ne surtout rien oublier (poudre, eau, tétines…). |
| L’implication des proches : Mon mari et ma famille ont adoré donner le biberon. C’est devenu leur premier vrai moment de complicité avec Patachou. | La quête des bons produits : Il faut parfois s’armer de patience pour trouver le biberon, la tétine et le lait infantile qui conviennent parfaitement. |
| Le gaspillage inévitable : Un biberon préparé ne se conserve pas au-delà d’une heure. On jette parfois de précieuses mesurettes. |
💡 Mon avis de maman 💡
Tu l’auras compris, je ne dirai pas que donner le biberon soit une manière absolue de se simplifier la vie.
D’un point de vue personnel pour la maman, en termes de santé mentale, de liberté et pour éviter le côté « garde-manger sur pattes », oui, cela simplifie la vie, en tout cas, cela simplifie la mienne.
Mais d’un point de vue logistique et budgétaire au sein de la cellule familiale dans son entier, je pense que cela complique plus les choses que d’allaiter. C’est une balance à peser, propre à chaque histoire et à chaque famille.

