J’ai visité des crèches catastrophiques : les questions à poser avant de choisir sa crèche

Je le dis franchement : j’ai visité des crèches catastrophiques. Selon mes critères, évidemment.

Je ne dis pas que toutes les personnes qui y travaillent sont mauvaises. Je ne dis pas que ces structures ne sont pas autorisées. Je ne dis pas qu’un autre parent ne pourrait pas s’y sentir bien. Je dis que, moi, après certaines visites, je me suis dit : « Tant pis. Patachou n’ira pas là. On va se débrouiller. Et au pire, si on peut, on prendra une place privée. » Nous avons la chance de pouvoir envisager cette option. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Et c’est aussi pour cela que le sujet me met en colère : les familles ne devraient pas être placées devant le choix entre une place qui ne leur convient pas et l’impossibilité de reprendre le travail.

Visite. Pose tes questions. Regarde les enfants. Regarde les adultes. Écoute les réponses, mais aussi la façon dont elles sont données. Et surtout, ne te laisse pas impressionner par une très belle salle de jeux. Une crèche peut avoir les meilleures infrastructures au monde, mais si l’équipe ne donne plus de biberon à un bébé de 6 mois, ce n’est pas le décor qui va me rassurer. Oui, c’est ce que m’a répondu une crèche que j’ai visitée.

Tu ne sais pas comment faire pour t’inscrire sur la liste d’attente ? Calculer le coût de la crèche ? Regarde vite cet autre article dédié aux crèches !

Lis le projet pédagogique. Vraiment.

Demande à recevoir le projet pédagogique de la crèche si il n’est pas disponible en ligne.

Souvent, c’est là qu’elle explique son approche : comment elle accompagne les séparations, le sommeil, les repas, les émotions, l’autonomie, les sorties, les conflits, les écrans et la collaboration avec les parents.

Et lis-le vraiment.

Pas seulement les trois phrases jolies sur la page d’accueil avec « bienveillance », « éveil », « respect du rythme » et « accompagnement individualisé ». Franchement, elles les ont plus ou moins toutes.

Ce qui t’intéresse, c’est le concret.

Si une crèche écrit qu’elle respecte le rythme de l’enfant, demande-toi comment cela se traduit à 10 h 30 lorsque ton bébé a sommeil, mais que tous les autres dorment seulement après le repas.

Si elle parle d’autonomie, demande comment elle accompagne réellement un enfant qui refuse de manger, qui ne veut pas mettre ses chaussures ou qui a besoin d’être beaucoup porté.

Si elle parle de collaboration avec les parents, regarde comment elle transmet les informations, accepte les habitudes de ton enfant et répond à tes questions.

Un projet pédagogique n’est pas une garantie absolue. Mais il te donne une base pour comparer les promesses avec ce que tu vois et ce que l’équipe raconte pendant la visite.

Et si le document est très joli, très vague, rempli de mots comme « épanouissement », « harmonie » ou « vivre-ensemble », mais qu’il ne dit rien sur le sommeil, l’alimentation, les soins, les pleurs, les transmissions ou la sécurité… fouille un peu plus.

Parle avec d’autres mamans

Demande l’avis des autres parents.

Les groupes de mamans, les collègues, les voisines, les connaissances du quartier, les mamans à l’aire de jeux : tout cela peut vraiment aider. On se répond souvent assez franchement. Si tu n’es dans aucun groupe, voici en deux !

Si tu me demandes ce que je pense d’une crèche que j’ai visitée, crois-moi, je vais te le dire.

Mais il faut être précise dans tes questions.

Parce que « La crèche est top », cela ne veut rien dire si on ne sait pas ce qui compte pour toi.

Pour certaines personnes, « top » signifie : elle ouvre tôt et ferme tard.

Pour d’autres : ils font beaucoup de sorties dehors.

Pour d’autres encore : l’équipe est douce, l’alimentation est correcte, les parents peuvent apporter le lait de leur enfant, les éducatrices restent longtemps et les enfants sont respectés.

Un avis détaillé, c’est mille fois plus utile qu’un « tir, top, je recommande ».

J’envisage un jour de regrouper des avis anonymes sur les crèches. Mais je dois regarder sérieusement la question du cadre légal. Je n’ai pas envie que Mamanboussole se retrouve avec un problème pour diffamation parce que quelqu’un a écrit, avec beaucoup trop d’enthousiasme, que la purée de la crèche ressemblait à du ciment.

Donc, si je le fais, ce sera avec prudence : des critères factuels, des expériences formulées comme des témoignages personnels, une modération, aucune accusation non vérifiable et probablement un bon thé avant de lire les réponses.

Parle avec le personnel

Essaie de parler avec les personnes qui travaillent réellement avec les enfants.

La secrétaire peut être adorable. La directrice peut être très convaincante. La personne qui fait visiter peut parfaitement connaître le dossier.

Mais la vraie question est : qui va changer ton bébé, lui donner son repas, l’endormir, le consoler et lui expliquer pour la dixième fois que non, on ne mord pas les copains ?

Aux Tournesols, la directrice allait aussi sur le terrain. Ce n’est pas obligatoire, et ce n’est pas le seul modèle valable. Mais, pour moi, cela faisait une différence : elle savait ce qui se passait réellement dans les groupes.

Demande à voir les lieux de vie, pas seulement l’entrée et la salle la plus jolie. Si possible, échange quelques minutes avec les éducatrices et éducateurs du groupe où ton enfant sera accueilli.

Et pose cette question toute simple :

« Une journée type avec les bébés, cela se passe comment chez vous ? »

La réponse peut t’apprendre beaucoup plus que dix phrases vagues sur la bienveillance.

Ma liste de questions pour analyser une crèche

Je précise tout de suite : cette liste représente mes critères, mon point de vue et mes priorités.

Ce n’est pas une grille officielle, ni une vérité absolue.

Mais je pense que tu as le droit de savoir exactement comment ton enfant sera accueilli.

Une journée concrète avec ton bébé

  • Comment se déroule une journée type dans le groupe des bébés ?
  • À quelle heure les enfants arrivent-ils, mangent-ils, dorment-ils et sortent-ils ?
  • Puis-je déposer mon bébé sans lui avoir donné son premier biberon ?
  • Si oui, comment gérez-vous le premier biberon du matin ?
  • Donnez-vous le biberon automatiquement selon l’horaire prévu, ou vous adaptez-vous aux signes de faim et aux informations transmises par les parents ?
  • Que faites-vous si mon bébé refuse son biberon ?
  • Que faites-vous s’il réclame à boire ou à manger en dehors de l’horaire prévu ?
  • Combien de fois un bébé est-il changé sur une journée ?
  • Changez-vous les enfants aussi lorsqu’ils ont fait une selle ou seulement à des horaires fixes ?
  • Est-ce que vous notez les biberons, les repas, les siestes, les changes et les selles ?
  • Comment se fait la transmission de fin de journée ?
  • Puis-je récupérer mon enfant directement dans son lieu de vie, ou uniquement dans le hall ?

Il y a une question qui peut sembler toute bête, mais qui est importante pour moi : lorsque tu récupères ton enfant, est-ce que tu peux le voir dans son espace de vie, ou est-ce qu’on te le donne directement dans un hall ?

Personnellement, j’aime pouvoir entrer quelques minutes, voir mon enfant dans son environnement, dire bonjour aux personnes qui se sont occupées de lui, comprendre ce qu’il était en train de faire et sentir l’ambiance du groupe.

Je ne demande pas de rester une heure à bloquer l’entrée. Mais entre être un parent partenaire et récupérer son enfant comme un colis au comptoir, il y a une nuance.

Le change

  • Comment se passe le change ?
  • Quelles couches utilisez-vous, et pourquoi ?
  • Est-ce que les parents peuvent fournir leurs propres couches ?
  • Quels produits utilisez-vous pour nettoyer les fesses ?
  • Utilisez-vous des lingettes ? Sont-elles parfumées ?
  • En cas d’érythème fessier, que faites-vous ?
  • Puis-je fournir le liniment ou la crème de mon enfant ?
  • Utilisez-vous du talc ou des poudres ?

Ma préférence personnelle : idéalement, la même marque de couches que celle utilisée à la maison, si cela est possible. Peu de changements de produits. Du coton et de l’eau lorsque c’est faisable. Du liniment si besoin. Et pas de lingettes parfumées tous les jours, sauf situation particulière, par exemple en sortie.

Et alors le talc… non. Juste non.

Le talc est considéré comme probablement cancérogène, et des risques liées à l’inhalation sont bien réels et connus.1

Donc, personnellement : coton, eau, liniment si besoin, et pas de nuage de poudre autour des fesses de mon bébé.

Le lait, les biberons, et l’eau

  • Donnez-vous encore des biberons, peu importe l’âge ?
  • Jusqu’à quel âge ?
  • Quel lait utilisez-vous par défaut ?
  • Puis-je fournir le lait infantile que mon enfant prend à la maison ?
  • Puis-je fournir mes propres biberons, ou utilisez-vous les vôtres ?
  • Quels types de biberons et de tétines utilisez-vous ?
  • Comment choisissez-vous le débit de la tétine ?
  • Comment préparez-vous les biberons ?
  • Préparez-vous les biberons au moment du repas ou à l’avance ?
  • Comment les biberons sont-ils conservés, réchauffés et identifiés ?
  • Comment évitez-vous les inversions de biberons entre enfants ?
  • Est-ce qu’une personne tient le bébé pendant le biberon ?
  • Est-ce qu’un bébé est nourri à son rythme ou est-ce que le biberon est donné selon un horaire fixe ?
  • Comment gérez-vous un bébé qui boit lentement, s’endort pendant le biberon ou refuse de boire ?
  • Comment transmettez-vous les quantités réellement bues ?
  • Proposez-vous de l’eau pendant les repas ?
  • Dans quel contenant donnez-vous l’eau : biberon, tasse à bec, gobelet ouvert ou petit verre ?
  • Comment accompagnez-vous l’apprentissage du verre ?
  • L’eau est-elle proposée librement au cours de la journée, notamment quand il fait chaud ?

Je sais, ça peut donner l’impression que je demande un audit ISO du biberon.

Mais quand ton bébé boit encore plusieurs biberons par jour, savoir comment ils sont préparés, donnés et transmis, ce n’est pas du détail. C’est une partie de son alimentation quotidienne.

Entre 6 et 12 mois, la diversification alimentaire commence et prend progressivement de la place, mais le lait maternel ou une préparation infantile adaptée reste un aliment important de l’alimentation. Les recommandations indiquent notamment qu’entre 6 et 12 mois, il faut assurer une consommation quotidienne minimale d’environ 500 ml de lait maternel ou de lait de suite2.

Chaque enfant mange à son rythme. Certains boivent beaucoup, d’autres moins. Certains tètent à la maison et prennent peu de lait en crèche.

Mais une structure devrait pouvoir s’adapter avec les parents et le pédiatre si nécessaire, plutôt que d’avoir une règle automatique du type : « Après 6 mois, plus de biberon. »

L’allaitement

  • Puis-je allaiter mon enfant sur place ?
  • Puis-je déposer mon lait maternel ?
  • Comment est-il identifié, conservé et réchauffé ?
  • Comment faites-vous si mon bébé refuse le biberon ?

Ici aussi, ce sont mes préférences personnelles. Mais, pour moi, une crèche qui accueille des bébés devrait être capable d’accompagner correctement les familles allaitantes, même si cela demande une organisation.

Les repas, le goûter et les produits

  • Que mangent les enfants ?
  • À quelle heure mangent-ils ?
  • Qui prépare les repas : une cuisinière ou un cuisinier sur place, une cuisine centrale ou une entreprise externe ?
  • Les menus sont-ils accessibles à l’avance ?
  • Puis-je voir un exemple de menu sur plusieurs semaines ?
  • Quels fruits et légumes utilisez-vous principalement ?
  • Privilégiez-vous les produits locaux, de saison ou biologiques lorsque cela est possible ?
  • Quelle est l’origine des viandes, des œufs et du poisson ?
  • Ajoutez vous de l’huile au repas ? Si oui, laquelle.
  • Comment adaptez-vous les repas pour les bébés qui commencent la diversification ?
  • Les purées sont-elles faites maison, achetées prêtes à l’emploi, ou les deux ?
  • Quels sont les ingrédients précis du goûter ?
  • Y a-t-il du jus, des biscuits, des céréales sucrées, des desserts sucrés ou de la pâte à tartiner ?
  • Ajoutez-vous du sucre, du miel, du sirop ou des édulcorants aux préparations ?
  • Que proposez-vous lorsqu’un enfant refuse un aliment ?
  • Forcez-vous les enfants à finir leur assiette ?
  • Comment accompagnez-vous un enfant qui mange très lentement, très peu ou qui a peur d’une nouvelle texture ?
  • Comment gérez-vous les allergies, intolérances, régimes médicaux et restrictions religieuses ou familiales ?
  • Si l’alimentation proposée ne convient pas à mon enfant pour une raison médicale ou familiale, puis-je fournir certains repas ou aliments ? Dans quelles conditions ?

Je ne demande pas un menu gastronomique avec du quinoa biodynamique récolté à la pleine lune.

Je demande simplement de savoir ce que mange mon enfant.

Je ne m’attends pas non plus à ce qu’une crèche serve uniquement des légumes bio cultivés derrière le bâtiment par une éducatrice diplômée en permaculture. Par contre, je trouve normal de savoir ce que mange mon enfant, d’où viennent globalement les produits, comment les repas sont préparés et quelle place prend le sucre dans les menus3.

Le sommeil et les siestes

  • Où dorment les bébés ?
  • Puis-je voir le dortoir ?
  • Est-ce qu’une personne reste dans le dortoir pendant les siestes ?
  • Si personne n’y reste en permanence, comment surveillez-vous les bébés ?
  • À quelle fréquence les bébés sont-ils contrôlés ?
  • Utilisez-vous un babyphone, une caméra, des passages réguliers ou une présence humaine ?
  • Les bébés dorment-ils tous à heure fixe ou selon leur propre rythme ?
  • Comment faites-vous avec un bébé qui a besoin de plusieurs siestes ?
  • Comment faites-vous avec un bébé qui dort peu ou qui se réveille souvent ?
  • Comment endormez-vous les bébés ?
  • Est-ce qu’un bébé peut être accompagné, bercé, porté ou rassuré lorsqu’il en a besoin ?
  • Peut-il dormir avec son doudou, sa tétine ou une gigoteuse personnelle ?
  • Que faites-vous si mon enfant pleure longtemps au moment de la sieste ?
  • Comment me transmettez-vous les informations sur son sommeil à la fin de la journée ?

Je ne cherche pas forcément à imposer une seule façon de faire.

Mais je veux une réponse précise.

« On surveille », cela ne veut rien dire. Qui surveille ? Comment ? À quelle fréquence ? Et que se passe-t-il concrètement lorsqu’un bébé se réveille en pleurant ?

Les pleurs, la séparation et les émotions

  • Comment se déroule la période d’adaptation ?
  • Combien de temps prévoyez-vous pour l’adaptation ?
  • Est-ce que ce temps peut être ajusté si mon enfant a besoin de plus de temps ?
  • Que faites-vous quand un bébé pleure au moment de la séparation ?
  • Est-ce qu’un adulte référent accompagne particulièrement les nouveaux enfants ?
  • Comment consolez-vous un enfant qui pleure ?
  • Que faites-vous lorsqu’un enfant ne veut pas être posé ou réclame beaucoup les bras ?
  • Comment gérez-vous les conflits, les morsures et les coups chez les plus grands ?
  • Comment transmettez-vous les événements difficiles de la journée aux parents ?
  • Est-ce que vous utilisez des temps d’isolement, des punitions ou des « coins » ? Si oui, comment et dans quel but ?

« Nous sommes bienveillants », c’est très joli.

Mais ce qui m’intéresse, c’est : qu’est-ce que vous faites quand un enfant pleure, mord, refuse de dormir ou n’arrive pas à se calmer ?

Les horaires et les vacances

  • Quels sont les horaires réels ?
  • Puis-je déposer mon enfant à l’heure qui correspond à mon organisation, dans la plage d’accueil autorisée ?
  • Jusqu’à quelle heure puis-je le déposer le matin ?
  • Est-ce que je peux le déposer sans lui avoir donné son premier biberon ?
  • Jusqu’à quelle heure puis-je le récupérer ?
  • Quels jours la crèche est-elle fermée ?
  • Ferme-t-elle pendant les vacances scolaires ?
  • Est-elle fermée en octobre, à Noël, à Pâques ou l’été ?
  • Ces périodes sont-elles facturées ?
  • Quelles sont les solutions si je travaille pendant ces fermetures ?
  • Quel est le délai de résiliation ?
  • Que se passe-t-il si je dois diminuer ou augmenter mon taux de garde ?

Parce que les vacances d’octobre, personnellement, je fais comment pour garder Patachou si je travaille ?

Je sais que les équipes ont besoin de vacances. Évidemment.

Mais il faut intégrer ces fermetures dans ton organisation familiale et ton budget dès le début. Ne découvre pas en septembre que ta crèche ferme deux semaines alors que tu as déjà épuisé tes vacances.

Le personnel

  • Combien d’adultes sont présents avec les enfants ?
  • Combien de personnes sont diplômées ?
  • Combien y a-t-il de stagiaires, d’apprentis et de remplaçants ?
  • Combien de personnes s’occupent spécifiquement des bébés ?
  • Quel est le ratio adulte-enfants dans le groupe de mon enfant ?
  • L’équipe est-elle stable ?
  • Depuis combien de temps les éducatrices et éducateurs travaillent-ils là ?
  • Comment se passe la formation continue ?
  • Les personnes sont-elles formées aux recommandations actuelles de petite enfance ?
  • Comment gérez-vous les absences, vacances et remplacements ?
  • Qui est présent tôt le matin et tard le soir ?
  • Est-ce que le taux d’encadrement reste garanti à ces moments-là ?

Dans les normes cantonales actuellement publiées, l’encadrement préscolaire est prévu à raison d’un adulte pour quatre enfants jusqu’à 18 mois, d’un pour six enfants de 19 à 36 mois et d’un pour huit enfants dès 37 mois jusqu’à l’entrée au premier cycle scolaire4.

Attention : l’ancienneté ne fait pas tout.

Une personne présente depuis 25 ans peut être fabuleuse. Mais si elle n’a jamais actualisé ses connaissances, qu’elle utilise encore des pratiques dépassées et qu’elle répond « on a toujours fait comme ça », là, pour moi, c’est un problème.

L’expérience, c’est précieux. La formation continue aussi.

Sorties, écran et environnement

  • Sortez-vous tous les jours, y compris lorsqu’il pleut ou qu’il fait froid ?
  • Où vont les enfants dehors ?
  • Comment habillez-vous les enfants selon la météo ?
  • Que faut-il apporter dans le sac ?
  • Comment gérez-vous les enfants qui refusent de sortir ou qui sont fatigués ?
  • Utilisez-vous des écrans, même ponctuellement ?
  • Si oui, dans quelles situations et pour quel objectif ?
  • Comment gérez-vous les photos et vidéos des enfants ?
  • Les images sont-elles partagées dans une application, par e-mail ou sur des réseaux sociaux ?
  • Puis-je refuser l’utilisation de l’image de mon enfant ?

Santé, sécurité et urgences

  • Que faites-vous si mon enfant a de la fièvre durant la journée ?
  • À partir de quelle température dois-je venir le chercher ?
  • Comment faites-vous si je ne peux pas venir immédiatement ?
  • Quels médicaments pouvez-vous administrer, et sous quelles conditions ?
  • Comment sont stockés les médicaments ?
  • Que faites-vous en cas de chute, coup, morsure ou blessure ?
  • Comment les accidents sont-ils documentés et transmis aux parents ?
  • Qui est formé aux premiers secours ?
  • Quel est le protocole en cas d’urgence médicale ?
  • Comment contactez-vous les parents ?
  • Qui peut venir chercher mon enfant ?
  • Comment vérifiez-vous l’identité d’une personne non habituelle qui vient le récupérer ?

Les vaccins et les maladies contagieuses

  • Comment gérez-vous les maladies contagieuses ?
  • Comment les parents sont-ils informés lorsqu’il y a un cas dans le groupe ?
  • Quelles sont les règles de retour après une gastro-entérite, une fièvre ou une conjonctivite ?
  • Comment protégez-vous les nourrissons trop jeunes pour être complètement vaccinés et les enfants vulnérables ?
  • Demandez-vous et vérifiez-vous le carnet de vaccination ?

Si on te répond : « On ne demande rien, on part du principe que tous les enfants sont vaccinés », cela mérite au moins une discussion.

Notamment parce que certains enfants sont trop jeunes pour avoir reçu toutes leurs doses, d’autres ne peuvent pas être vaccinés pour des raisons médicales, et certaines maladies très contagieuses peuvent circuler en collectivité.

Il est normal d’avoir des questions. C’est chercher à comprendre comment une structure protège concrètement les enfants qu’elle accueille.

Si tu as un doute sur l’utilité de certains vaccins, ou que tu veux simplement comprendre pourquoi la vaccination est fortement recommandée, la vidéo de Primum Non Nocere sur les maladies oubliées montre de manière très parlante ce que les vaccins permettent d’éviter : Les maladies oubliées — Primum Non Nocere.

La relation avec les parents

  • Quel système utilisez-vous pour les transmissions quotidiennes ?
  • Recevrai-je les heures de sieste, les repas, les biberons, les selles et les incidents ?
  • Puis-je vous contacter pendant la journée ?
  • Est-ce que vous appelez les parents si un bébé mange nettement moins, dort très peu ou semble inhabituellement inconfortable ?
  • Organisez-vous des entretiens individuels ?
  • Comment faites-vous lorsqu’un parent n’est pas d’accord avec une pratique ?

Une crèche “aux normes” n’est pas forcément celle qu’il te faut

Les structures d’accueil neuchâteloises sont encadrées : il existe des autorisations, des règles de fonctionnement, des exigences sur l’organisation et des contrôles. Toute personne ou organisme qui souhaite ouvrir ou agrandir une structure doit notamment obtenir une autorisation de l’Unité de l’accueil extrafamilial de jour5.

C’est important. Évidemment.

Mais « autorisée » ne veut pas forcément dire : « cette crèche correspond à mes critères ».

Une crèche peut respecter les exigences administratives, disposer de personnel en nombre suffisant et répondre aux normes de sécurité, tout en ayant des pratiques qui ne te conviennent pas sur l’alimentation, le sommeil, les soins, l’allaitement, les biberons, les écrans, la communication ou le respect du rythme de l’enfant.

Donc pose tes questions.

Même celles qui te semblent un peu pénibles.

Même celles pour lesquelles tu as peur de passer pour « la maman reloue ».

Parce qu’en fait, tu n’es pas reloue.

Tu es en train de choisir qui va nourrir ton enfant, le changer, le consoler, le coucher, lui donner son biberon, le voir pleurer, rire, tomber, apprendre à marcher et passer une énorme partie de ses journées avec lui.

Ça mérite mieux qu’un joli mur beige, trois jouets en bois et une phrase sur la bienveillance.

Et si une crèche se braque parce que tu poses des questions normales sur les repas, les biberons, le sommeil ou les produits utilisés pour le change… personnellement, cela me donne déjà une information.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *