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L’utilisation de l’IA chez Mamanboussole : mes pratiques et mes engagements

J’ai 26 ans. J’ai grandi avec Internet et les réseaux sociaux, mais pas avec l’intelligence artificielle telle qu’on la connait aujourd’hui. Et toi non plus.

Je suis ingénieure. Cela ne fait pas de moi une spécialiste de l’IA, et je n’ai pas pris le temps d’étudier en profondeur son fonctionnement. En revanche, je m’interroge sur la place qu’elle prend dans notre quotidien, notre travail et notre créativité. Et sur celle que je souhaite lui donner chez Mamanboussole.

Parce que oui, j’utilise l’IA. Je préfère t’expliquer comment, pourquoi et avec quelles limites.

Cette charte s’applique au site Mamanboussole et à son compte Instagram. Les sujets, les textes et les choix de présentation viennent de moi. L’IA peut m’aider dans certaines tâches, mais ne génère aucunement le contenu que je produis et publie.

Un outil que j’utilisais déjà pendant ma thèse

Pendant ma thèse de doctorat, j’utilisais déjà l’IA pour certaines tâches : relire un e-mail, corriger des fautes, améliorer l’anglais d’un article scientifique, explorer des pistes bibliographiques ou obtenir de l’aide pour coder faisaient partie des usages (banalisés) pour et de moi.

Parce que, certes, L’IA soulève beaucoup de questions, mais elle contribue à en résoudre également.

Pourquoi en parler ici ?

Même si Mamanboussole est sur Instagram, je ne consomme pas de contenu sur les réseaux sociaux. Je ne sais donc pas comment les autres créateurs et créatrices abordent l’utilisation de l’IA.

De mon côté, je souhaite être transparente. Tu viens ici pour trouver des ressources, des idées et des informations : il me semble normal que tu puisses comprendre comment je les produis.

Cette page présente mes pratiques actuelles et les engagements que je prends pour la suite, sur le site comme sur Instagram.

Le site : mes idées, avec une aide pour le code

J’ai construit moi-même le site Mamanboussole sur WordPress. J’ai choisi une solution économique et polyvalente, qui demande aussi beaucoup de temps : tout faire moi-même.

Au départ, je créais les pages avec des blocs et j’y écrivais directement mes textes. Chaque page, chaque titre, chaque élément était ajouté par mes petites mains (ou plutôt mes doigts).

Depuis quelque temps, je retravaille le site pour rendre ta navigation plus agréable. Pour certaines parties, je passe désormais par du code.

Je connais quelques langages de programmation, mais mon expérience concernait surtout l’analyse de données et d’images de microscopie électronique à balayage. Développer une interface web, c’est un autre métier !

J’utilise donc l’IA pour m’aider à traduire mes idées en code, comprendre des erreurs et réaliser des choses qui me demanderaient autrement beaucoup de recherches.

Les choix restent les miens : ce que j’écris, ce que je veux afficher, la manière d’organiser les informations, les interactions et l’ambiance du site. Je regarde aussi beaucoup de sites pour comprendre ce qui rend leur navigation agréable et comment les transcrire sur Mamanboussole.

L’IA peut me suggérer une disposition ou une amélioration. Je choisis de la garder, de la modifier ou de l’écarter. Je retravaille le résultat jusqu’à ce qu’il corresponde à ce que je souhaite pour Mamanboussole.

Les contenus : je choisis les sujets et j’écris les textes

Les ressources dont je parle, les idées d’articles, les commentaires et les astuces viennent de mes recherches, de mes découvertes et de mon expérience.

Je repère les ressources sur Internet, par le bouche-à-oreille, dans des flyers ou au fil de mon quotidien. Je décide ensuite de celles que je souhaite partager avec toi.

J’écris mes textes moi-même. Puis je peux demander à l’IA une relecture : corriger l’orthographe, repérer une phrase peu claire ou proposer une formulation plus fluide. Je relis les suggestions, je les retravaille si nécessaire et je décide de ce que j’intègre, en gardant ma voix et le sens de mon propos.

L’IA peut aussi m’aider à approfondir un sujet : proposer une piste documentaire, signaler une nuance ou attirer mon attention sur une information à vérifier.

Pour le comparateur, par exemple, j’ai utilisé Perplexity pour compléter mes recherches, trouver d’autres articles et remettre en question certaines informations que j’avais recueillies.

Je choisis donc les sujets et les ressources, je mène les recherches et je construis mon raisonnement. L’IA peut m’aider à aller plus loin. Je n’utilise jamais l’IA comme source, si une information m’est communiquée, je la vérifie par mes propres recherches.

Sur Instagram : des publications créées manuellement dans Canva

Pour Instagram, je crée mes publications moi-même dans Canva, sans utiliser ses extensions ni ses fonctionnalités d’intelligence artificielle.

Je prépare les textes et je réalise manuellement la mise en page : je choisis les éléments visuels, leur disposition, les couleurs et les ajustements. Chaque publication est assemblée et retravaillée par mes soins.

Comme pour le site, l’IA peut relire un texte ou me suggérer une amélioration. Je décide ensuite de ce que je retiens et j’effectue moi-même les modifications dans Canva.

Les photos et les illustrations : une pratique qui évolue

J’essaie de prendre davantage de photos pour illustrer mes articles. Ce n’était pas une habitude chez moi, alors je la prends progressivement.

Mes photos ne sont pas modifiées pour embellir la réalité ou changer ce qu’elles montrent. Je peux cependant les recadrer, masquer ou flouter certains éléments pour préserver l’anonymat de mes proches.

À mes débuts, j’ai utilisé Gemini pour créer des illustrations, notamment le logo de Mamanboussole et certains dessins de mamans publiés sur Instagram. J’avais imaginé le concept et donné mes indications, puis l’outil avait généré les images.

Je n’avais pas les compétences pour les dessiner moi-même et je n’étais pas encore suffisamment à l’aise pour me montrer ou partager des photos personnelles. La génération d’images m’a permis de commencer.

Aujourd’hui, je privilégie mes propres photos et/ ou des images libres de droit.

Je ne veux pas promettre que je ne générerai plus jamais d’image. Un besoin particulier peut se présenter. En revanche, je souhaite limiter cet usage et choisir une alternative lorsqu’elle convient.

Pour mon article sur Né pour lire, par exemple, je n’ai pas trouvé d’image de kamishibaï que je pouvais utiliser. J’aurais pu en générer une, mais j’ai préféré renvoyer vers un lien permettant de le découvrir. Une nouvelle image n’était pas indispensable.

Pour moi, cela fait parti d’un usage raisonné de l’IA : me demander si j’en ai réellement besoin, dans quel but et si une alternative est possible.

Les outils que j’utilise

  • ChatGPT, pour le code et l’interface du site, ainsi que pour les relectures ;
  • Perplexity, pour approfondir mes recherches et explorer des sources complémentaires ;
  • Gemini, pour certaines manipulations sur le site, comprendre des messages d’erreur et, jusqu’ici, générer quelques illustrations ;
  • Canva, pour créer manuellement mes publications Instagram, sans ses fonctionnalités d’IA.

Ces usages peuvent évoluer. Quel que soit l’outil, je garde la responsabilité des choix et des contenus publiés sur Mamanboussole.

Ma charte d’engagement

Ces engagements concernent le site Mamanboussole et son compte Instagram.

  1. Je choisis les ressources et les sujets

    Les ressources que je présente viennent de mes recherches, de mes découvertes et de mon expérience. Je ne délègue pas à l’IA le choix de ce que je recommande ou de ce dont je souhaite parler.

  2. J’écris mes textes et je garde ma voix

    Je rédige le texte initial et je construis moi-même le raisonnement, pour les articles comme pour les publications Instagram. L’IA peut m’aider à corriger l’orthographe ou à améliorer une formulation. Je relis et retravaille les suggestions retenues pour qu’elles respectent mon propos.

  3. Je crée mes publications Instagram manuellement

    J’utilise Canva sans ses extensions ni ses fonctionnalités d’IA. Je réalise moi-même la mise en page et les modifications. L’IA peut me suggérer une amélioration, mais je garde la main sur la création et le résultat final.

  4. Je vérifie les informations proposées par l’IA

    L’IA peut suggérer des sources, des compléments ou des corrections factuelles. Avant de les publier, je les vérifie dans des sources consultables. Je veille particulièrement aux informations susceptibles d’orienter un propos.

  5. Je ne fabrique pas d’expériences ni de témoignages

    Je n’utilise pas l’IA pour inventer une expérience personnelle, un avis, une citation ou un témoignage présenté comme réel.

  6. J’utilise principalement l’IA pour m’aider à développer le site

    Elle m’aide à écrire du code, comprendre des erreurs et améliorer la navigation. Je définis les besoins et je valide les choix de présentation ainsi que le résultat.

  7. Je privilégie les alternatives aux images générées

    Lorsque cela répond au besoin, je choisis une photo personnelle, une image dont l’utilisation est autorisée ou un lien vers une illustration existante. Si je publie une nouvelle image générée par IA, je le signale à proximité.

    Le logo et certaines illustrations des débuts de Mamanboussole ont été créés avec l’aide de Gemini.

  8. Je préserve l’authenticité de mes photos et l’anonymat de mes proches

    Je ne retouche pas mes photos pour modifier la réalité qu’elles montrent. Je peux les recadrer, masquer ou flouter des éléments pour protéger l’identité des personnes.

  9. Je protège les informations personnelles

    Je veille à ne pas transmettre aux outils d’IA de données permettant d’identifier mes enfants, mes proches ou les personnes qui m’écrivent. Si j’ai besoin d’aide à partir d’un échange, j’en retire les informations personnelles.

  10. Je cherche un usage utile et mesuré

    Avant de solliciter l’IA, je me demande quelle aide j’en attends. J’évite les générations inutiles ou répétées lorsque je dispose déjà d’une solution adaptée.

  11. J’assume ce que je publie et je corrige les erreurs

    Même lorsqu’un outil m’a aidée, je reste responsable du contenu publié. Si une erreur est repérée, je la vérifie et je la corrige. Je mettrai cette charte à jour si mes pratiques évoluent.

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